On se souvient des rebondissements concernant le souhait de lâUnion EuropĂ©enne dâinclure une dĂ©finition commune et harmonisĂ©e du viol dans sa lĂ©gislation, et des refus de certains Etats comme la Hongrie, la Pologne ou encore la FranceâŠ
đ Cela nâa pas empĂȘchĂ© lâadoption dâune directive europĂ©enne le 7 mai dernier ! Ce texte est pionnier car il est le premier Ă lutter Ă l’Ă©chelle de l’UE contre les violences faites aux femmes.
đ ConcrĂštement, la directive comprend :
Un socle de dĂ©finitions communes avec la pĂ©nalisation d’actes tels que le cyberharcĂšlement, les mutilations gĂ©nitales fĂ©minines, les mariages et stĂ©rilisations forcĂ©s, la pornodivulgation – plus connue sous le terme anglais de revengeporn.
Avec la garantie de sanctions Ă la clĂ©, comme lâa indiquĂ© le Conseil de lâUE dans son communiquĂ©, indiquant que ces dĂ©lits seront passibles de peines dâemprisonnement allant de 1 Ă 5 ans.
Lâattention se porte aussi sur lâamĂ©lioration de la protection des victimes, visant Ă faciliter le parcours judiciaire. A cette fin, une assistance juridique et sociale gratuite ainsi qu’une assistante tĂ©lĂ©phonique disponible 7J/7 et accessible 24h/24 doivent ĂȘtre mises en place dans tous les Etats membres de lâUE, et ce dans les trois ans.
En effet, les Etats membres ont désormais 3 ans pour transposer la directive dans leur droit national.
Si lâabsence de lĂ©gislation commune en matiĂšre de viol nâa pas pu voir le jour, cette directive est une avancĂ©e significative en matiĂšre de prĂ©vention, protection et rĂ©pression sâagissant des violences faites aux femmes au niveau rĂ©gional.