Le harcĂšlement moral est un sujet qui reste mal compris. Entre approximations et mĂ©connaissance du cadre juridique, certaines idĂ©es reçues ont la vie dure. Petit rappel de ce que dit vraiment la loi đ
đ DĂ©finition lĂ©gale (art. L. 1152-1 du Code du travail) :
« Aucun salariĂ© ne doit subir les agissements rĂ©pĂ©tĂ©s de harcĂšlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dĂ©gradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte Ă ses droits et Ă sa dignitĂ©, d’altĂ©rer sa santĂ© physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »
đ Ce qu’il faut retenir :
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Pas besoin d’intention : le droit du travail ne requiert pas la preuve d’une volontĂ© de nuire
â
La rĂ©pĂ©tition est la rĂšgle, sauf si l’acte isolĂ© est discriminatoire (fondĂ© sur le sexe, l’origine, l’Ăąge, le handicap etc.)
â
L’auteur peut ĂȘtre n’importe qui : manager, collĂšgue, subordonnĂ©âŠ
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L’employeur a un devoir de prĂ©vention, mĂȘme sans signalement formel (obligation de sĂ©curitĂ© – art. L. 4121-1)
â
Stress â harcĂšlement : le harcĂšlement implique des agissements ciblĂ©s et rĂ©pĂ©tĂ©s contre une personne identifiĂ©e.
â Mal comprendre le harcĂšlement moral, c’est :
âą Ne pas identifier les signaux d’alerte
⹠Laisser des situations se dégrader
âą Mal orienter les victimes, voire les sanctionner (c’est illĂ©gal !)
âą Exposer l’employeur Ă l’engagement de sa responsabilitĂ©
En cas de doute, parlez-en !
Il existe en interne des référents ou des personnes ressources.
En externe (malgrĂ© son intitulĂ© historique), l’AVFT – Association europĂ©enne contre les Violences faites aux Femmes au Travail s’adresse Ă tous les travailleurs quel que soit leur genre, qu’il soit salariĂ© du privĂ© ou agent de la fonction publique !